[Visiteur du Graht - Connexion]   

ANGOULÊME - HISTOIRE DE LA VALLEE DE LA GRAND FONT ET DE LA NAISSANCE DU CHEMIN DE FER A ANGOULÊME

" ANGOULÊME " -« HISTOIRE DE LA VALLEE DE LA GRAND FONT ET LES DEBUTS DU CHEMIN DE FER »

>

PREAMBULE

C’est au cours de l’année 2000 que les premières recherches virent le jour dans la vallée de la Grand Font. Elles s’organisèrent autour le la rivière « La Vimière » et de son réseau d’Aqueducs qui captait les eaux de source de la vallée. Ce réseau s’étendant sous le plan de voies de la gare SNCF d’Angoulême voyageurs et marchandises, nous avons étendu nos investigations sous toute la superficie de celle-ci, jusqu’à la rivière « Charente ».  

Nous avons donc reconsidéré toute l’histoire de la vallée depuis le Moyen-âge jusqu’à nos nos jours. A l’origine, il n’y avait aucune habitation dans le quartier. Les premières populations qui vont s’installer auprès des sources, sur les coteaux et dans la vallée vont être des individus bannis hors les murs de la cité d’Angoulême afin d’éviter les risques d’épidémies.

  Lépreux et pestiférés serons chassés de la ville et évacués en divers endroits du plateau d’Angoulême. La vallée de l’Anguienne, les chaumes de Crage, la vallée du Lunesse au pied de Saint-Roch, le secteur de la vallée de la Font Noire, les rives de Charente à Port l’Houmeau dans le quartier Saint-Jacques, le plateau de Saint-Roch conserve le souvenir de ce passé tragique pour cette population de démunis.

  Afin de soigner ces malheureux, on va bâtir des lieux de soins, des Hôpitaux (Saint-Roch à sur le plateau et un autre à l’Houmeau) et des maladreries (Les Mérigots à l’Isle d’Espagnac, Baconneau et l’Houmeau).

  Ces lieux accueilleront une foule de malades qui seront soignés par des religieux. Ils vivront pauvrement dans des abris sous-roche, des cavernes, des grottes, des souterrains et souterrains refuges qu’ils construiront ou aménageront eux-mêmes. Ils s’installeront à proximité des sources dont la vallée conserve dans sa mémoire ancestrale les noms de source de la Vierge, des Lépreux, de Saint-Lazarre, fontaine des lépreux, bassins des lépreux.

Le GRAHT au cours de plusieurs années de recherches menées en partenariat avec la COMAGA, aujourd’hui Grand Angoulême, mis à jour plusieurs ouvrages souterrain en pierre sèche ou creusé dans la roche calcaire, des bassins, des lavoirs et de nombreux aqueducs. L’Aqueduc de la Vimière et son réseau sous la gare d’Angoulême firent l’objet des mêmes attentions. Enfin, pour achever notre travail nous avons commencé à travailler sur l’histoire des cinq gares d’Angoulême et de son impact économique pour la ville, le quartier et sa population.

Tous ces ouvrages firent l’objet de relevés de mesures, de dessins, photographies et de vidéos pour conserver la trace de ces monuments modestes mais faisant partie de notre histoire et de notre patrimoine. Ces recherches durèrent de l’année 2000 à 2005. Et le silence retomba sur la vallée.

  En 2019, le GRAHT fut contacté par la municipalité d’Angoulême dans le cadre de la valorisation du quartier de la Grand Font (ORU-Opération de Renouvellement Urbain) qui nous demanda si nous avions des éléments intéressants le patrimoine de ce faubourg. Après avoir dressé une liste de tous les sites observés et étudiés, nous transmettions aux élus les éléments d’études en notre possession.

  Quelques temps plus tard (mais pas longtemps) suite à un rendez-vous téléphonique, nous décidions de nous rencontrer pour tenter d’établir lien autour de la rivière « La Vimière », ses aqueducs, les sources et ses monuments, le réseau souterrain de la gare d’Angoulême, le passé ferroviaire avec la naissance des cinq gares, le développement économique du quartier, l’occupation allemande durant la guerre 1939/45 avec ses bombardements, ses victimes et ses déportations et ses conséquences d’après guerre après la ruine du faubourg.

Après une année de transition, le GRAHT tout au long de l’année 2020, repris ses investigations dans la vallée à la recherche des monuments étudiés 20 ans auparavant. Il faut souligner à une exception près le soutien de la population et des propriétaires des parcelles sur lesquelles nous avons recensés des monuments

  Il n’y eut qu’une seule fois où nous n’avons pu pénétrer sur une propriété privée car le propriétaire ne répondit pas à nos courriers, puis un autre site très intéressant avait disparu par nécessité car il présentait un danger pour les riverains et la circulation routière. Mais nous avons retrouvés tous les autres et la technique ayant évoluée au cours de ces 20 dernières années nous avons pu refaire des photos numériques.

  Au cours de cette période plusieurs entrevues se firent à la mairie d’Angoulême pour suivre l’avancée du projet et enfin un calendrier des animations pu voir le jour au début de l’année 2021. Aujourd’hui plusieurs visites des sites archéologiques et historiques de la vallée ont déjà eu lieu et celle-ci se poursuivront jusqu’à cet automne.

  L’HÔPITAL GENERAL DANS LE QUARTIER DE L’HOUMEAU /FONT>

>

/FONT>

>

/FONT>

>

Le cadastre de 1825, nous dévoile que le quartier de la Grand Font se nommait depuis le Moyen-âge vraisemblablement « La Grand Font de Saint-Martin ». Cette appellation d’origine médiévale indique qu’une fontaine dédiée au Saint-Martyr des Gaules est probablement celle que l’on connait aujourd’hui sous le nom de « Fontaine de la Vierge » ou « Fontaine des Lépreux » ou encore sous le nom de « Fontaine de Saint-Lazare ». Celle-ci se situe de nos jours sur la propriété de la « Villa des Sources », Le nom de Saint-Martin subsista très certainement jusqu’au XIe siècle puis le nom de la source changea, lorsqu’au XIIe siècle on expulsa les lépreux hors les murs d’Angoulême, après que Girard II évêque du diocèse, fit construire la maladrerie des Mérigots, vers 1101, à L’Isle d’Espagnac. Tout le quartier possède un nombre incalculable de sources des lépreux, bassins, souterrains ou grottes des lépreux.

LA NAISSANCE DU CHEMIN DE FER DANS NOS CHARENTES

C’est en 1833 que Mr Dariste député de la Gironde dépose à la chambre des députés, un projet de création de lignes reliant le Port de Bordeaux à Paris par Angoulême-Poitiers et Tours.

M. Alexandre Corréard, ingénieur à la Compagnie de Paris à Bordeaux par Chartres, soumet un projet de ligne de Tours à Bordeaux , mais celui-ci est ignoré par les élus de l’assemblée départementale.

En 1838, l’inspecteur des Ponts et Chaussées, M. Defontaine, approuve un tracé passant par La Couronne, Mouthiers, Charmant et Chalais.

Loi du 11 juin 1842 dite « Charte de Chemin de Fer » précise un mode d’exploitation mixte entre les compagnies privées et l’Etat. La loi de 1842, fixe également la création d’un réseau étoile depuis Paris dit « Projet Legrand », direction des ponts et chaussées. Ce projet prévoyait 4 000 km de ligne. 1°) - De Paris, Lille, Valenciennes, en direction de la Belgique, vers l’Ayhtem, - De Paris vers Nancy, Strasbourg a destination de l’Allemagne, - De Paris vers lyon, Marseille et Cète ver la côte Méditerranéenne, - De Paris vers Tours, Poitiers, Angoulême, Bordeaux, Bayonne et l’Espagne, -De paris vers Tours, Nantes et la côte Atlantique. 2°) - De La Méditerranée, vers le Rhin par Lyon, Dijon et Millaux. 3°) - De La Méditerranée vers l’océan par Marseille, Toulouse et Bordeaux.

1852 : Première fusion – Naissance du PO La Compagnie du centre, de Tours à Nantes , de Tours à Bordeaux forment la Compagnie de Paris-Orléans (PO).

Le 31 Août 1844, les conseillers généraux du département de la Charente entendent le rapport du préfet qui présente une étude réalisée par M. Ambroise Rampnoulx-Duvignaud. Ce projet évoque le percement d’un tunnel, long de 745m, sous le plateau d’Angoulême et précise l’emplacement de la future gare de chemin de fer du PO dans les locaux de l’ancienne école royale de la marine. Les Ponts et Chaussées acceptent le tracé le 16 décembre 1844 qui sera définitivement entérinée par la loi du 16 décembre 1844.

LES CHANTIERS DU CHEMIN DE FER, LIGNE PARIS - ORLEANS (PO)

Les Grands Chantiers

Les travaux du tunnel d’Angoulême débutent le 24 juillet 1845. Environ 2000 ouvriers travaillent à son percement. Les multiples explosions de dynamite provoqueront la fissuration du manteau calcaire du plateau et entraineront l’assèchement des puits, fontaines et dans le quartier l’Houmeau, des bains publics. Le tunnel sera achevé en 1848. Il ne reste que 220m de voûtes a terminer au tunnel de Livernant à Charmant, long de 1380m , à cette date. Pour la construction de la gare d’Angoulême et son plan de voies, il sera indispensable d’assainir toute la vallée de la Grand Font qui regorgent de sources, fontaines, lavoirs et bassins. Les lacs d’eaux douces sont utilisés pour l’apprentissage de la navigation dispensé aux futurs officiers de la marine royale. Ils seront asséchés et de grands travaux de drainage des eaux capteront celles-ci et les canaliseront dans un ouvrage d’art, l ’ « Aqueduc de la Vimière ». L’ingénieur, Ambroise Rampnoulx-Duvignaud fera canaliser ces multiples réseaux dans un collecteur principal qui passe sous la gare d’Angoulême. Cet aqueduc, long de 1,5km achemine les eaux de la petite rivière devenue souterraine « La Vimière », jusqu’à la Charente. Ce réseau hydraulique complexe captent non seulement les eaux de la vallée mais aussi celles du plateau d’Angoulême qui par un phénomène d’infiltration, s’écoulent dans le secteur du tunnel de la gare. Plusieurs réseaux d’aqueducs se côtoient en souterrain, pour déverser leurs eaux dans le collecteur principal de la Vimière, qui passe sous les quais et les voies de la gare. Ces réseaux d’aqueducs souterrains ont été étudiés par le GRAHT au cours des années 2000 à 2006.

Les Ouvriers du Chemin de Fer

Une main d’œuvre impressionnante fut nécessaire pour la construction du chemin de fer. Des ouvriers, des manœuvres, mais aussi des artisans qui avaient fait leur preuve sur le Tour de France du compagnonnage, furent engagés à cette occasion.

Les Compagnons du Tour de France, ouvriers spécialisés dans leur domaine, sachant exécuter et lire les plans, jouèrent un rôle d’encadrement de cette masse laborieuse pauvre et analphabète. Ils appartenaient aux corps des métiers suivants :

Ouvriers qualifiés : Titre de Compagnons Tailleurs de pierre, Maitres charpentiers, charpentiers, menuisiers, forgerons, serruriers, platiers, peintres, carreleurs et vitriers.

Une Main d’oeuvre non qualifiée

>

>

>

>

Joseph Alphonse JEANCARD

Ingénieur Polytechnicien, constructeur de nombreuses lignes de chemins de fer, Jeancard nait le 25 mai 1852 à Lyon et terminera sa vie à Paris le 28 janvier 1931.

Entre 1875 et 1883, il va multiplier ses activités. Il construira plusieurs lignes ferroviaires avec sa société la « Compagnie des Chemins de Fer des Dombes et du Sud-Est ». Celle-ci sera rachetée par le réseau PLM. Il réalisera la ligne de Bourg en Bresse à Nantua. Il s’expatriera pour participer à la création du chemin de fer autour de Pnom-Pen au Cambodge, en ex-Indochine. Il partira ensuite aux Etats Unis pour travailler sur la Transpacific.

De retour, il va s’occuper de ses propres affaires et créer plusieurs compagnies pour la construction des réseaux économiques qui se développent sur le sol français. Les chemins de Fer du Morbihan, du Finistère, de la région de Vierzon, du Var, de la Loire-Inférieure, vont desservir ces régions où il va mettre en place son savoir faire.

Promoteur des « Tramway Ruraux » il va produire plusieurs réseaux ferroviaires en Poitou-Charentes. Le Chemin de Fer de l’Ile de Ré est son œuvre, tout comme les lignes à voie métrique de Pons-Barbezieux, Pons-Saint-Ciers la Lande, Saintes-Mortagne, Saintes-Marennes, Jonzac-Archiac, Touvent-Jonzac et Mirambeau-Saint-Aigulin.

La Compagnie des Chemins de Fer Economiques des Charentes voit le jour, le 02 avril 1895. Elle tient son appellation de lui-même car il est concessionnaire de la ligne Pons-Barbezieux. Grâce à son faible parcours dans notre département, cet industriel des chemins de fer qui a déjà fait ses preuves sur le territoire national, s’implante en Charente. Son action dans notre département se traduit par la création des lignes ferroviaires de Angoulême-Roumazières, Angoulême-Barbezieux, Barbezieux-Chalais, Blanzac-Villebois-Lavalette, Archiac-Cognac via Segonzac et Saint-Angeau-Segonzac. La particularité de son chemin de fer est de longer le plus souvent possible le réseau routier. Cette combinaison d’associer la route et le rail sera la cause de nombreux accidents.

En Poitou-Charentes son action se comptabilisera par 343km de voies pour la Charente et 283km de ligne en Charente- Inférieure.

Il sera également le fondateur d’une entreprise de travaux publics, la Société Joseph Jeancard, qui sera dissoute à son décès.

>

COMPAGNIE DES CHEMINS DE FER D’ORLEANS - LIGNE BORDEAUX – ANGOULÊME (1852)

La Gare D’ORLEANS-d’Angoulême

C’est dans les locaux du Collège Royal de la Marine que va s’installer la gare des Chemins de Fer d’Orléans. Elle sera inaugurée le 10 octobre 1852 par le Prince-Président Louis Napoléon. Auparavant, il aura été indispensable d’assainir toute la vallée de la Grand Font, lieu où se trouvaient les bassins d’entrainement à la navigation des futurs marins de la royale. C’est ainsi qu’un important réseau hydraulique collectera les eaux de la rivière « La Vimière » et des nombreuses sources du quartier, pour permettre l’installation du plan de voies de la future gare.

>

>

ONT>

>

ONT>

ONT>

>

ONT>

1852 - L'ANNEE DE L’INAUGURATION DE LA GARE d’ORLEANS-ANGOUlËME

L’année 1852, année de l’inauguration de la gare d’Angoulême et de la section de ligne Bordeaux – Angoulême, sera riche en évènements de toutes sortes qui affecteront le bon déroulement des travaux, sur les chantiers du chemins de fer de Paris à Orléans.

Janvier

2 janvier : L’adjudication des terrassements et ouvrages d’art sur la ligne Tours – Bordeaux, est approuvée. Le passage des trains est prévu à Angoulême pour le 24/12/1851.

9 janvier : Mr Mercier, Entrepreneur des Chemins de Fer, constate une rupture d’essieu de charrettes sur un transport d’énormes blocs de pierre, qui entrave la livraison sur le chantier. Un essieu s’est cassé au ras du moyeu et le cheval est tué au cours de l’incident . (Montant du préjudice 1000 à 1200 F).

10 janvier : L’Entrepôt National créé par le gouvernement provisoire de 1848, est restitué à l’Administration. Il servait à venir en aide aux commerçants gênés dans leurs affaires. Il se trouvait dans les locaux du Collège de la Marine, qui sera affecté à la gare provisoire.

26 janvier : Un tremblement de terre se fait ressentir de Bordeaux à Angoulême, Cognac et Jarnac. Il se produit des éboulements considérables au Gond, sur les chantiers des Chemins de Fer du tracé nord, Angoulême-Poitiers.

Février

12 février : Reprise des travaux du Chemin de Fer, au Nord de la ville d’Angoulême. Les jardins de l’Ecole de la Marine sont entièrement bouleversés. Le grand réservoir d’eau (lac de la Grand Fond) est remplacé par un pont ou aqueduc. Cet ouvrage correspond à l’aqueduc de la Vimière, affluent de la Charente qui passe sous le plan de voies de la gare d’Angoulême.

16 février : Une locomotive à vapeur est partie de la gare d’Angoulême pour aller à Bordeaux par voie de terre. Elle est tirée par 20 chevaux. L’itinéraire emprunté passait par les villes de Périgueux et Libourne, afin d’éviter le Port de Cubzac.

Mars

15 mars : Les travaux du viaduc de Foulpougne montrent une grande activité. Ce pont viaduc sera jeté sur les 2 bras de la Touvre.

Avril

22 avril : Les ouvriers des Chemins de Fer font de gros travaux de nivellement entre la route de Paris à l’extrémité nord du faubourg L’Houmeau et la rue de Foulpougne. 20 hectares doivent être défrichés et nivelés.

Mai

14 mai : L’Aqueduc qui couvre le ruisseau de la Grand Font, dans l’ancien jardin de l’Ecole de la Marine est terminé. L’aqueduc de la Vimière est achevé. Les eaux sont acheminées en direction de la Charente par cet ouvrage long de 1,5km.

15 mai : Angoulême est desservie pour la première fois par une desserte ferroviaire. Le premier train de la Compagnie des Chemins de Fer d’Orléans, en provenance de Bordeaux arrive en gare. La ligne achevée, Monsieur le Maire procède à la présentation de serment de tous les employés. Par curiosité, voici une idée de la durée des trajets entre Bordeaux et Angoulême, établie d’après les grandes révolution techniques du XXe siècle. Trajet Bordeaux-Angoulême : Diligence : 10 h - Trains à Vapeur : 3h15 Train électrique Corail « Drapeaux » 1987 : 1h19 TGV : 50 mn LGV : 35 mn

Juin

13 juin : Une locomotive tirant une voiture de 30 places et plusieurs wagons est parvenue à Angoulême après 4 h 30 de voyage. Une autre locomotive faisait partie du convoi. Ce train repartira à 5 h 00. 14 juin : Début des tranchées de la route de Limoges pour construire un pont pour le Chemin de Fer. 30 juin : Dans la vallée de la Grand Font et le quartier de la Madeleine, le remblai du Chemin de Fer qui traverse tout le secteur, fait sa jonction avec celui qui part de l’école de la Marine où la gare est en construction

Juillet

10 juillet : Une grève des ouvriers du Chemin de Fer, gêne la poursuite des opérations sur les chantiers. 17 juillet : Jean Fougerat, 18 ans, manoeuvre de son état, a fait une chute de 11 mètres, au viaduc de Foulpougne. Transporté à l’hôpital par ses camarades , il décèdera peu après.

29 juillet : Plusieurs tentatives de grèves surgissent sur le chantier du Chemin de Fer. Une vingtaine d’ouvriers souhaitaient une augmentation de salaire. Ces mouvements du personnel échouent dans leur entreprise.

Août

26 Août : Le Général de Saint-Arnaud, Ministre de la Guerre est arrivé le matin de Bordeaux par le Chemin de Fer. Il est venu annoncer la visite à Angoulême du Prince Président, Louis Napoléon. Cette visite aura lieu au mois d’Octobre en revenant de son voyage dans le Midi. Son voyage en train de Bordeaux à Angoulême, n’a duré que 2h00. Il est reparti par la Poste à Cheval.

31 août : Un mécanicien vapeur a parcouru le trajet Bordeaux Angoulême en 1h15. Il a reçu un blâme de sa direction et l’administration lui a infligé 1 mois de suppression d’emploi, car cette vitesse est contraire au règlement.

Septembre

1er septembre : On pose le premier poteau télégraphique à la gare d’Angoulême. Ce télégraphe ne servira pas à la transmission des dépêches, mais à la signalisation du chemin de fer.

19 septembre : Angoulême se dote d’un service d’omnibus à partir de la gare pour le transport de bagages et des voyageurs, entre la gare PO et le centre ville. C’est l’ancêtre de nos taxis. 20 septembre : Le premier service régulier de trains entre Angoulême et Bordeaux est constitué. Les trains se composeront de 8 voitures et plusieurs wagons. Il partira chaque jour à 7h00 du matin de la gare d’Orléans. Lors de ce premier jour de circulation, une foule nombreuse se pressait au Pont des Fainéants, sur les remparts et la butte du Palet.

23 septembre : Un grave déraillement se produit au tunnel d’Angoulême. Vers 9h00 du soir, un convoi d’une vingtaine de wagons chargés de matériaux s’est avancé vers l’entrée du tunnel pour changer de voie, mais au moment du retour en gare, l’aiguilleur chargé de modifier l’itinéraire, n’était pas à son poste pour la manoeuvre. Le convoi a déraillé et s’est enfoncé dans le sable. En terme professionnel cela s’appelle une bi-voie.

Octobre

10 octobre : Le train présidentiel du Prince-Président part de Bordeaux à 10h00. En gare de Chalais, une rencontre est organisée, Entre celui-ci et les élus du département de la Charente. La gare est pavoisée et des jeunes filles offrent des fleurs au couple princier. S’ensuivent les discours des maires. A son arrivée a Angoulême,101 coups de canons sont tirés depuis les remparts de la ville. A la première salve, toutes les cloches de la ville sonneront jusqu’à ce qu’il pénètre dans l’Hôtel de ville. Le maire d’Angoulême, M. Joseph Normand de la Tranchade, prononce un discours de bienvenue au Prince-Président. A 7h00 du soir un banquet sera donné dans les salons de l’Hôtel de Ville. Un grand bal clôturera la soirée au palais de justice. 20 octobre : Premier convoi ferroviaire de Marchandises entre Angoulême et Bordeaux. Le train sera constitué d’environ 20 wagons,par jour

ONT>

>

ONT>



Liens Relatifs


Précédent
comment_system(article,151)

Temps : 0.1017 seconde(s)